samedi 13 décembre 2014

Guiness, Whiskey et Séparation

Nouvelle écrite en 3 séances (1/2 heure à chaque fois) d'un atelier d'écriture. la contrainte était d'introduire dans le texte le dialogue  suivant l'extrait de “Histoire de la sexualité” d’Arthur Dreyfus :
- Vous êtes séparés depuis longtemps?
- Un an et un mois.
- C’est marrant, tu comptes encore.

Guiness Whiskey et Séparation

photo Nataliaaggiato

#1

C'est un de ces soirs de déprime. Le ciel grisonnant n'a fait que précipiter la nuit. Conor est assis au comptoir, le regard vide un peu nostalgique, un verre de whiskey à moitié entamé devant lui.  Il tient nerveusement entre ces mains une photo.Seamus le barman entame la conversation mais Conor n'est pas très loquace. Intrigué par cette photo, il demande à Conor de lui montrer. Celui-ci finit par accepter.

Après un silence quelque peu gêné, enfin si l'on peut qualifier de silence la sono qui passe les Pogues pas à fond mais presque et les exclamations des joueurs de fléchettes au fond de la salle,Seamus prend la parole :

- Vous êtes séparés depuis longtemps ? - Un an et un mois
- Tu comptes encore ?

- Oui et non ... enfin les soirs de cafard quand ça va pas fort.


Seamus comprit qu'il valait mieux ne pas insister et le laisser seul. Conor se laissa dériver le long du fleuve de ses souvenirs heureux. Il finit son Whiskey, puis un autre et rentra chez lui en titubant et s'endormit comme une masse sans même ôter ces vêtements.

#2

L'alcool aidait généralement à faire fuir le cafard ! Comme dit souvent son pote Jer, Un plein d'alcool et on décolle mais cette fois, rien à faire, la gueule de bois ne faisait qu'empirer les choses. Il n'arrêtait pas de penser à cette séparation, repassait "leur" disque en boucle.

Les soirées au pub se faisaient de plus en plus fréquentes. Les litres de Guiness avalés et les verres de whiskey descendus frisaient les records. Seamus et ses autres potes commençaient à s'inquiéter.

Jer proposa à Conor d'aller se changer les idées en passant quelques jours à Galway. Conor allait mieux même si par moment un pub, une rue lui rappelait des moments autrefois heureux mais qui le rendaient aujourd'hui mélancolique.

Sur le retour, ils décidèrent malgré la pluie, cette douce bruine qui vous chatouille les poils de barbe et fait de l'Irlande un pays si vert, de prendre les petites routes défoncées à travers les collines et la campagne.

En arrivant à Dublin, Jer proposa à Conor d'aller sans jeter un petit dernier chez Seamus:


- "A Guiness, a whiskey let's fill the Donkey" 

(Ndla : proverbe local hypothétique qui pourrit se traduire par « Une Guiness, un whiskey, remplissons le benêt »)

#3

Quand Ils arrivérent au pub, la soirée commençait à peine.Un concert semblait être prévu un peu plus tard. Ayant la flemme d'aller acheter quelque chose de plus consistant à manger au paki du coin, Conor et Jer commandérent des Chips et des sandwich au cheddar accompagnés comme ils se doit de pintes de Guiness bien fraîches.


Conor demanda à Seamus :

- Quel groupe joue ce soir ?
- Les Red Grass, des petits jeunes de Kinsale
- Connais pas !
- Folk/Rock Simple mais efficace
- OK on verra bien.

Le concert battait son plein. Conor en était à sa deuxième ou troisième pinte qu'il avait accompagné d'un petit Bushmills (Ndla : whiskey Irlandais) quand le leader du groupe lança avec bonhomie :

On a appris que Conor des regrettés Dark Rovers était parmi nous ce soir. On est fan. Conor,  tu voudrais venir sur scène avec nous pour une reprise des Pogues ?

Conor se fit un peu prier, mais finit par accepter et ils entamèrent le standard incontournable "Dirty Old Town".


I met my love by the gas works wall
Dreamed a dream by the old canal
I Kissed my girl by the factory wall
Dirty old town
Dirty old town


A ce moment là, la porte du bar s'ouvrit et 3 hommes entrèrent ... leurs voix masculines se mêlèrent à celle de Conor qui laissa paraître un grand sourire.
C'est ainsi que 400 jours après leurs séparation, les Dark Rovers remontèrent sur scène.

#THE END

PS : Pour ceux qui n'auraient pas remarqué, 400 jours correspondent à un peu plus d'un an et un mois.

mercredi 1 octobre 2014

Schizophrénie

Est-ce le jour, est-ce la nuit ?
Pas de fenêtre dans cette pièce exigue

Mais ou est donc passé ma vie ?
Ces cachetons sont quelque part ma cigüe

Mais ou sont passés tout mes amis ?
Un à un de ma tête ils ont disparus

Serais-je devenue un zombie ?
Un corps dans le quel je suis un intrus


Where is my mind ? where is my mind ? ...


vendredi 23 août 2013

Un reveil qui ne sent pas la rose

Un réveil qui ne sent pas la rose

Comme chaque matin, la radio me réveille,
laissant son flot atteindre mes oreilles.
Comme bien souvent, les nouvelles sont mauvaises,
le sauveur du monde, il devra être balaise.

Oh que non, ca ne sent pas vraiment la rose,
qu'on le tourne en vers ou en prose.
Ca sent plutôt le gaz moutarde, le gaz Sarin,
poison qui gangrène le genre humain.

J'espère encore une fois que ce n'était qu'un rêve,
que l'horreur et l'indifférence ont fait une trêve.
Après une pilule d'optimisme, je continue à vivre,
Après tout l'avenir n'est pas écrit dans les livres.


mardi 16 juillet 2013

Maudit

Le rideau se déchire
Et pendant un instant
j'aperçois ce qu'il y a de l'autre coté

Impossible de retranscrire
Ce sentiment puissant
Cette perfection que je cherche à retrouver

Le rideau s'est refermé
Ne laissant que ce rêve inaccessible
Et la quête d'un endroit qui n'existe peut-être pas

les mots restent bloqués
Il faudrait en inventer pour décrire l'impossible
Mais je sais que désormais cette mission guide mes pas

Mon bonheur,
Ma malédiction.

mardi 9 juillet 2013

Matin d'été ...


C'est un de ces matins typiques d'été,
Douceur matinale et ciel sans nuage,
Annonce d'une bien chaude journée,
Où le soleil reignera sans partage

Les vêtements se font plus légers,
Sans vergogne, les corps se dévoilent,
Prélude à de frivoles pensées,
La tête perdue dans les étoiles

J'aime ces matins, ces peaux en liberté
Le spectacle m'émeut, m'emoustille
Instants éphémères, hymnes à la beauté
Eclats de vie qui dans mes yeux pétillent

Je hais ces matins, douce cruauté
Visions délicieuses et torture malgré tout
Rappels douloureux, d'une sombre réalité
Fléches de solitude qui peuvent me rendre fou

lundi 10 juin 2013

Journal d’un enfermé (version intégrale)

écrit en 3 séances d'une demi-heure lors d'ateliers d'écriture ... thème journal / contrainte premiere personne et enfermé

29 février 2012

Par où commencer ? Je n’ai jamais tenu de journal de ma  vie. Mais tout a changé depuis ce jour maudit. Mon thérapeute me dit que je devrais écrire, tenir un journal que c’est une bonne chose …

MERDE !

Avant j’avais plein d’amis, je faisais souvent la fête … mais ça c’était avant. Maintenant je suis enfermé, enfermé en moi, dans ma tête et dans cet appartement

CONNARD JE TE HAIS !
TU M’AS TOUT PRIS !

18 mars 2012

Je refais une tentative à la demande insistante de mon thérapeute, le Dr Jeliq. Je dois exprimer  ce que je vis ce que je ressens. Il est gentil, mais c’est dur ! J’ai parfois envie de l’étrangler .

Rester factuel dans un premier temps qu’il dit ! OK, OK on se calme.

Depuis que … putain fais chier !  Même en écrivant … je ne peux le dire … bref, je suis devenu un ermite forcé. Je ne peux plus mettre un pied en dehors de ce putain d’appartement qui commence à me sortir par les trous de nez.
Dés que j’essaye de mettre un pied dehors, une peur irrépressible me prend, me paralyse, me tétanise. Je ne supporte pas non plus la présence de plus d’une personne à la fois. Mon thérapeute doit  venir faire ses visites à domicile … Je suis en prison chez moi !

CONNARD !
VA TE FAIRE …. !!!!!!!!!

21 mars 2012

Bon ben c’est officiel, j’emmerde le thérapeute ! Je m’emmerde aussi . Faute de parler de ce qui m’est arrivé, parlons de mes occupations. Je bénis le salopard là-haut si jamais il existe d’avoir inventé Internet ; ma fenêtre sur le monde. En ce moment on ne parle que du duel Hollande-Sarkozy … le flamby tout mou contre le nain de fer …  et bien sur de l’affaire Merah. Aujourd’hui m’a mère est venue,elle m’a ramené 3 bouquins, des pavés … les misérables de Victor Hugo, le seigneur des anneaux et le Vidal ! Pour m’occuper qu’elle dit ! Mais bon je pense que je peux faire une croix sur la médecine !

24 mars 2012

J’ai trouvé pas mal d’infos sur un phénomène social au japon, des gens un peu comme moi : les Hikikimori ; Des jeunes associaux qui restent enfermés chez eux scotchés devant leur ordi et qui se font livrer la nourriture à domicile … suis-je un hikikimori ?

Je suis devenu expert en jeu flashs… mais je m’en fous … plus ca va moins je supporte les visites … j’aime ne pas me sentir completement seul mais le regard de pitié que je lis sur leurs visages m’insupporte !

POURQUOI MOI ?

4 avril 2012


Aujourd'hui, j'ai reçu la visite de mon pote Teddy ... je ne vais pas beaucoup mieux mais on a enfin le courage de se revoir ... de franchir la peur de savoir se comporter façe à l'immobilité forcée et la jalousie de la mobilité. On devait partir tout les deux se faire un voyage en Europe Centrale ... Prague, Baratislava, Budapest ... Finalement, il y va quand même, sans moi mais sans me remplacer non plue, seul.Il m'ecrira et m'enverra des photos  le plus souvent possible.

j'ai pu me retenir jusqu'à son départ mais ce sentiment de colère irrésistible me reprend ... pas contre lui, il n'y est pour rien mais contre ce 

FILS DE PUTE !

8 avril 2012

J’ai recu un SMS de Teddy, il vient d'arriver à Prague, quand j'irai mieux on y retournera ensemble me dit-il ... Il a intérêt à tenir sa promesse.

Le thérapeute est encore venu aujourd'hui, on commence à aborder ce qui m'est arrivé ... c'est dur, je n'arrive pas encore à l'exprimer ... ce jour où je me suis fait ... Aggresser ... Quel soulagement j'arrive enfin à l'écrire  même si je ne peux aller plus avant ... je me sens mieux ... je tente de franchir la porte ... ECHEC !


Mais qu'ai-je donc fait au bon Dieu ou à tout autre force supernaturelle pour que ça m'arrive ...

FAIS CHIER!


12 avril 2012



Pas d'avancées depuis l'autre jour ... Teddy vient d'arriver à Bratislava et il a fait une rencontre curieuse dans le train qui le tarabiscote un peu mais quand ca le tarabiscote il en sort toujours quelque chose ... Il me racontera tout ça plus en détail à son retour.


Ici on ne parle que du premier tour des présidentielles et des deux favoris ... Flamby versus le nain ... bientot l'épilogue ... Mélanchon, réincarnation moderne de georges marchais me fait un peu sourire même s'il est loin d'avoir tort sur tout.


Et sinon ben ... rien de passionant ... j'attaque l'intégrale des Rougon-macquart ... ca devrait m'occuper quelque temps.

7 mai 2012



Bon ben, je suis de retour de l'hopital... Et oui tu as bien lu cher journal, j'étais à l'hopital et je suis donc sorti d'ici ... J'ai pris goût à ce petit exercice d'écriture et j'ai décidé de le poursuivre ... allez je te raconte ...
On était le 25 avril, je saturais des Rougon-Macquart, Flamby et le Sarko'ptit se sont qualifiés pour la grande finale du Presidential Catch Championship ... Ah oui et un certain Bobby Kanagan, Psychopathe sexuel s'est échappé de l'aile psychiatrique de la centrale de Clairvaux ... Il se serait volatilisé ... Violeurs ultra-dangereux ... mesdames attention
Teddy venait de rentrer de son périple en Europe centrale et est passé me montrer les photos et me narrer en détail son voyage et ses impressions ... vivement qu'on y retourne tout les deux ...

 J'étais à la fenêtre ... A mon habitude, j'observe les gens dans la rue ... D'un coup je deviens blême ... Je demande à teddy de prendre un gars en photo dans la rue ... avec son zoom de malade... je regarde la photo et m'effondre sur le canapé ! et je mets à crier :

C'est lui ! C'est ce fils de pute!

Le mec qui m'a aggressé et ... violé ... j'en suis sûr ... je ne sais pas ce qui me prend ... je me dirige à toute vitesse vers la porte, je sors je me mets à courir ... sans penser à rien ... franchissant sans encombre la barrière invisible ... je m'essouffle, je trébuche et m'explose la tête contre un lampadaire ... me voilà dans les pommes ... et reveil à l'hopital ... Teddy a filé sa photo aux flics ... j'espère qu'ils le choperont ... mais aujourd'hui je peux à nouveau circulé ... pas totalement guéri mais ...

LIBRE !

A bientôt,

PS; c'est Flamby qui a gané !









mardi 16 avril 2013

Transport

Encore un de ces matins blafards
De ces grisailles à vous filer le cafard
Mal réveillé, quelque peu hagard
Je file, direction la gare

Une minute de plus et je loupais mon train
J'entendais d'ici le patron et son refrain
Assis à la fenêtre, yeux dans le vague, un rêve m'étreint
La nature chatoie, se présente dans son plus bel écrin

Bercé par le ronronnement de la bête de feraille
Je navigue dans un bonheur sans faille
Sable blanc, mer azur, douce odeur de papaye
Mon arrêt est annoncé ... mon rêve déraille

mardi 29 janvier 2013

Mais qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?

Mais qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?

On me dit souvent que j'ai une gueule de cinéma. A choisir je préférerai qu'on me dise que j'ai une gueule d'ange mais, bon, je ne vais pas faire la gueule pour autant.

j'ai pris le parti le plus souvent de ne pas ouvrir ma gueule, même si comme tout le monde il m'arrive de pousser des coups de gueule. Qu'à cela ne tienne, cela ne m'empêche pas de me fendre la gueule et parfois même de me bourrer la gueule. En général je sais m'arrêter avant d'avoir l'alcool ras la gueule et n'en déplaise aux bégueules, que je ne dégueule le gueuleton du soir.

Quand le lendemain, j'ai la gueule de bois, il ne faut pas me chercher des noises. Si jamais une gueule de con se ramène la gueule enfarinée et se met à déblatérer des conneries sur les arabes, les les homosexuels, les assistés ou autre délits de sale gueule, il va se faire engueuler, se faire cueillir d'un "ta gueule !" bien senti. Et si jamais le malotru veut me casser la gueule, il n'a qu'à bien se tenir car je ne vais pas crever la gueule ouverte.

Bon ben quand est-ce que je vois vos gueules ?

lundi 21 janvier 2013

[Musique] Besides Memories Vol. 1

Peu de gens le savent mais pendant quelques années quand j'étais sur Lannion, j'animais une émission avec des potes sur une petite radio associative locale qui traitait de pop/rock indépendant : Besides. A cette époque j'étais à la pointe de tout ce qui se faisait en matiére de pop rock indépendant. J'ai depuis quelque peu laché l'affaire et je ne suis plus trop au jus des dernières nouveautés. Mais je réécoute pas mal de musique ces derniers temps et j'ai envie de partager avec vous quelques albums que j'apprecie énormément. Pour cette première fournée 3 albums.

The Dead 60's -The Dead 60's

 Les dead 60's, un groupe anglais de Liverpool. Cet album eponyme paru en 2005 est le premier de ce groupe atypique. Dignes successeurs des Clash, ils mêlent des accords punk à des rythmiques reggae et ska pour un mélange détonnant. Ils ont commis un deuxième opus en 2007 avant leur séparation en 2007.

Un album que j'écoute régulièrement et sincérement un des meilleurs que j'ai eu l'occasion de découvrir.
petit apercu avec le titre "Riot radio".

The Driven - The Driven

Que dire de The Driven ? C'est le groupe d'un album, irlandais formé dans une petite bourgade et qui a su faire son trou ... Du rock bien pêchu limite punk ... Des titres qui envoient du bois comme ... "Jesus Loves you more if you can drive" ou "I hate the disco". Cet album unique du groupe est aujourd'hui difficilement trouvable mais c'est une vrai pépite !

un petit extrait :

 Dogs Die in Hot Cars - Please Describe Yourself

Encore un groupe d'un seul album mais là encore quel album ... Les écossais de Dog Die in Hot Cars n'ont pas pour eux qu'un nom à coucher dehors mais une véritable maturité qui mèle  le punk à d'autres influences telles le Ska  ... Cet album a tourné en boucle pendant très longtemps sur mes lecteurs et a souvent fait partie de la playlist de l'émission. J'ai désespérément attendu le second ... en vain. Le groupe a décidé d'arréter pendant son enregistrement ...quelques années plus tard ils ont mis en ligne des démos que les gens peuvent reprendre à 50/50 pour les droits d'auteur ...

Extrait :


jeudi 17 janvier 2013

[Critique] Les lieux infidèles - Tana French

I Met my love, by the gas yard wall
Dreamed a dream, by the old canal
Kissed my girl, by the factory wall
Dirty old town, dirty old town

The Pogues - Dirty Old Town


J'ai acheté ce livre un peu par hasard pour m'occuper durant un trajet en train ... Et je ne l'ai pas regretté comme c'est souvent le cas avec ces achats non programmés. Si ce billet s'ouvre avec un extrait du "Dirty Old Town" des Pogues ce n'est pas innocent. En effet Tana French nous fait voyager dans les quartiers pauvres et un peu "destroy" de Dublin.

Le personnage principal, Francis (Frank) Mackey est un flic, un infiltré. Un peu plus de 20 ans plus tôt, il a décidé de fuir pour l'Angleterre avec sa petite amie Rosie Daly mais elle semble avoir décidé de partir sans lui. Il décide alors de ne pas rentrer chez lui et de fuir à jamais sa famille. Mais aujourd'hui on vient de retrouver la valise de Rosie ... Frank se retrouve alors confronté à son passé, à sa famille.

Dans ce livre, Tana French nous plonge avec maestria dans le Dublin du quartier des Liberties, à 20 ans d'intervalle. Les images défilaient dans ma tête au fil de la lecture. Elle nous invite dans la vie de la famille Mackey pas rose tout les jours. L'auteur nous tient en haleine tout au long du roman avec de nombreux rebondissements. Les personnages sont vraiment riches et complexes. Un bouquin que j'ai eu du mal à lâcher.

Dans le domaine, c'est certainement un des meilleurs romans que j'aie jamais lu. Je n'ai pas été surpris que son précédent roman "écorces de sang" précédemment sorti sous le titre "Mort dans les bois" aie obtenu tout les prix importants du domaine et je vais m'empresser de me le procurer.

Vraiment un livre à lire, à la fois pour le style et pour l'histoire. un roman qui vous prend aux tripes.

mercredi 16 janvier 2013

[Critique] Betty - Arnaldur Indridason

Surprise Surprise ...

Indridason est un auteur islandais et depuis que je l'ai découvert dans un des opus des enquêtes de l'inspecteur Erlendur , je me suis jeté sur tout les ouvrages qu'il a commis ... Un style, des personnages riches et atypiques, des scénarios bien ficelés ... bref de bons polars

Au premier abord, le photographe que je suis est attiré par la photo de couverture ... Assez différente des couvertures habituelles des romans d'Indridason et pour cause,fet ce livre est différent des autres romans de l'auteur. En effet il ne s'agit nullement ici d'une enquête de l'inspecteur Erlendur ni de ses acolytes même si l'auteur n'a pu s'empecher d'y glisser à un moment une malicieuse référence.


L'histoire est racontée du point de vue d'une personne en incarcération préventive et qui semble mêlée à un crime tout en clamant son innocence. Indridason alterne des passages ou cette personne raconte comment les choses se sont passées,ses liens avec la sulfureuse Betty et des passages ou elle s'interroge sur elle même sur le moment où les choses ont basculé ou elle se fait interroger par des policiers. L'intrigue est bien menée et les éléments se découvrent au fur et à mesure.

Mais ce qui m'a le plus impressioné dans ce roman, c'est la surprise énorme que nous réserve l'ami Arnaldur à peu près aux deux tiers du roman. Une de ces surprises qui vous fait retourner au début du livre et le reparcourir pour essayer de voir si vraiment il n'y avait pas d'indice avant même de le finir ... Chapeau Mr Indridason.

Pour conclure, même si vous n'avez pas aimé les enquêtes d'Erlendur, je vous recommande la lecture de ce roman et de vous laisser surprendre. Pour ma part j'attend aussi le retour d'Erlendur dans le prochain opus qui sort en février (ca va être long d'attendre la version poche).

mardi 15 janvier 2013

Trêve de vie


Petit texte, écrit à la volée en rentrant de ma pause repas...

 
Trêve de vie

Je suis au parc, devant moi, le manège aux couleurs chamarrées diffuse ces lumières clignotantes et sa musique répétitive. Dans le terrain de jeux des enfants se courent après, crient, rient, se laisssent glisser sur le toboggan fluo sous les regards fiers ou parfois inquiets de leurs parents. Moi aussi je la regarde plein de fierté, sanglée dans sa doudoune à l’effigie de Dora l’exploratrice, maitrisant avec fierté l’hélicoptère et me faisant de grands signes à chaque fois que le manège passe devant moi. Ses cheveux blonds bouclés, son regard qui pétille …  Elle n’a pas peur comme le petit garcon à coté que sa maman doit rassurer … Je suis heureux.

Mon téléphone sonne ... Me tirant de mon bonheur béat. Le manège est bien là, mais il est fermé, le parc et les jeux sont vides et silencieux, lieux à peine troublés par le passage d’un jogger. Je suis seul, comme d’habitude et il est l’heure de retourner travailler. 

TedYBear, 15/01/2012

lundi 8 octobre 2012

Mea Culpa

"-Dis Sanka, t'es mort ?
-Yeah man!" 
Rasta Rocket


Cher lecteur,

Depuis mon retour de mon périple en Europe centrale, ce blog est moribond.


Je ne vous ai pas parlé de "La folle de Chaillot" que nous avons monté avec mon cours de théatre.
Je ne vous ai pas parlé non plus de ma dernière expo "Voyages"
Je ne vous ai pas parlé non plus d'évènements qui ont marqué mon existence.

Mea Culpa !

Passage à vide, creux de la vague ... mais je ne suis pas mort. J'essaye aujourd'hui de repartir du bon pied, de surfer sur la vague de la rentrée.

Côté théatre, je n'ai pas repris les cours mais je suis ouvert à toute forme de proposition ... j'aimerai m'engager sur un projet de pièce, participer à un ou plusieurs courts métrages ... donc n'hésitez pas.

Coté photo, je vais essayer enfin de faire prendre une forme à mon projet au long cours et essayer de refaire des photos de spectacles voire d'autres collaborations.

Coté écriture, je vais reprendre les ateliers d'écriture et je me suis lancé dans un projet un peu fou et un peu flou dont je vous livre les premiers mots :

"Sept heures. Sept longues heures. Le saviez vous ? C'est le temps que met le train "Express" pour se rendre de Budapest à Prague."

Je publierai d'ici quelques jours des impressions sur 2 pièces de théatre que j'ai vu dernièrement.

A bientôt !


mercredi 4 juillet 2012

Du mouvement



Du mouvement

Violent, au néant arraché
Tel le nouveau né enfin libéré
Du dedans au dehors, du cocon à la réalité
Celui de premier né pour pouvoir exister


Répété, sans jamais se lasser,
Tel les vagues venant s'écraser sur les rochers
D'est en ouest, D'hiver en été
Celui du soleil pour rythmer nos journées


Doux, au plaisir décuplé
Telle la caresse d'une main sur le corps de l'aimé.
De corps à corps, de la puberté à la sénilité
Celui de l'amour pour agrémenter nos années


Final, quand l'heure est arrivé
Tel le dernier souffle qui prend ce qu'il reste à donner
De la terre à la terre, du corps usé au corps décomposé
Celui de la Mort pour nous guider vers l'éternité


samedi 28 avril 2012

Regard sur l'inconnu(e) #4 la femme du Berlin-Budapest

chose promise chose due ...


Regard sur l'inconnu(e) #4

La femme du Berlin-Budapest

Aujourd'hui, je prends le train Berlin-Budapest pour me rendre de Prague à Bratislava ; je prends place dans un wagon. Dans le même "carré" que moi une femme est déjà assise ... Environ 35 ans, elle porte un jean et une veste en fausse fourrure blanche avec un bonnet assorti piqueté de paillettes et une écharpe violette. De son bonnet émerge quelques mèches d'un noir corbeau. Des vêtements plutôt jolis mais qui ont l'air d'avoir un peu vécu. Elle a les yeux très clairs soulignés par des cernes naissantes, un nez un peu aquilin, un visage plutôt typé Europe de l'est, peut-être slave ou balte, ce visage dégage cependant une certaine impression de dureté.

Peu de temps après, le contrôleur passe, lorsqu'il lui demande son ticket, elle lui répond en anglais d'un ton assez dur qu'elle n'en a pas, lui tend sa carte d'identité, lui dit qu'on lui a volé son argent qu'elle doit se rendre d'urgence à Budapest mais qu'elle ne lui donnera pas  plus d'explication. Après un long moment ou chacun menace d'aller à la Police, finalement le contrôleur lui file une amende salée et elle finit par sortir des "fuck off" au contrôleur. Son accent est typiquement de l'est.

Lors du contrôle, j'ai pu m'apercevoir que sa carte d'identité est allemande, je capte même son deuxième prénom, Marion. Un peu plus tard je la vois sortir de son sac à main blanc des feuilles volantes ou elle note des choses comme un journal. à un moment une de ses feuilles tombe par terre et je m’aperçois que la langue qu'elle utilise est le français. Plutôt surprenant.

Son attitude plutôt hostile envers le controleur, et plutot froide en général quand elle ne somnole pas ne me décourage d'engager la conversation ... Elle quittera le train ou tout du moins sa place à Brno, toujours en République Tchèque ... Mais mon esprit vagabonde, en imaginant une histoire à cette femme, des raisons à ce voyage ... qui feront qui sait l'objet d'une histoire.

Adieu étrange inconnue.

samedi 21 avril 2012

Budapest et fin du voyage

Budapest

Dernière à Budapest, ca ne commence pas très bien ... déjà la veille au soir j'avais les yeux explosés et là je me reveille après avoir mal dormi le bide en vrac et un peu la courante.

Ca passe un peu du coup sans avoir déjeuné je file au grand marché ... un marché couvert à l'architecture signée Gustave Eiffel ... un endroit super sympa avec au RdC un marché plutot classique plutot alimentaire
et à l'étage plutot artisanat local et "Souvenirs" et des buvettes/ restaurants











Ensuite direction la place des héros ... un monument imposant avec de chaque coté des musées ... puis petit tour au bois de la ville juste derriére et apres un snack léger qui a l'air de ne pas trop me tarabuster l'estomac ... un bon petit tour aux bains schelezni (ca s'ecrit pas comme ca mais bref) un endroit immense et etonnant ou notamment des gens jouent  aux echecs dans la piscine exterieure à 38 degrés (ouverte toute l'année)






















Une fin peu glorieuse

Je décide de passer faire un tour à la librairie francaise et de retourner faire un tour au Szimpla
Mais en arrivant là bas je recommence à me sentir vraiment pas bien ... je retourne donc à l'hotel en m'arretant acheter un petit truc à manger ... là je me sens vraiment pas bien  chaud/froid tremblements.
je me couche tot et passe une mauvaise nuit.

Budapest-prague le lendemain ... c'est long mais je passe la plupart du temps à dormir du moins à somnoler
Arrivée à l'hostel ou je ne fais pas de vieux os non plus.

Ce matin ca va à peu près même si j'ai mal partout ... je me suis levé tot fais une dernière balade ... ecrire ce billet ... et là je vais vous laisser pour aller à l'aeroport

mercredi 18 avril 2012

Budapest

Salut les gens ...
Des news de ces 2 derniers jours ...

Buda

Pour ma première journée à Budapest ... je décide de m'attaquer à Buda ... Le chateau, Matthias Templom, le bastion des pêcheurs pour la matinée ...
























Mes pieds me font pas mal souffrir et j'ai pas très bien dormi ... donc retour à l'hostel pour une petite sieste ...
retour à Buda pour aller au mont Gelleirt (désolé pour l'orthographe) ... arrivée là bas je ne trouve pas le fameux bus indiqué par mon guide qui y mène et mes pieds ne me conseille pas d'y aller à pied ... tant pis du coup je me décide à aller au bain Geillert ... c'est jour non mixte ... à part la piscine ... c'est sympa et on sort de là fatigué mais zen ... et un peu dépouillé de sous aussi ...






Le soir un petit resto pas loin de l'hotel ... pas super terrible ... et en plus ils se sont mis à passer le foot ... quel horreur ...

Pest

Après avoir bien dormi ... enfin ...je fais un petit tour dans le centre de Pest ... le Corso, balade le long du Danube, le parlement, la cathédrale Saint Etienne, etc ...




















Les pieds ca va mais un autre petit problème se présente ... que je passe quelques heures à résoudre ... puis ensuite direction le quartier juif ... un quartier super intéressant avec la grande synagogue super impressionnante et plein de petits bars ateliers qui ne sont pas évidents à trouver il faut oser aller dans les cours ... et puis enfin direction L'endroit qu'on m'a conseillé Szimpla un bar arty underground énorme et improbable ... il y'a des salles dans tout les recoins ... avec pleins de bars ... je bois une pinte avant de me décider à aller grignoter un truc ... super bon et pas cher ... je tombe sur 2 gars super sympas qui ont chacun pas loin de 70 ans ... un anglais qui vit en Estonie et un écossais ... on mange et papote ensemble pendant plus d'une heure ... vraiment sympa






























bref je recommande l'endroit ... et un truc marrant au retour ... à 22H et des patates ... ca joue aux échecs dans les stations de métro.